L'histoire du jour
Le traitement de l'actualité étant détourné de sa fonction première, informer et (surtout) expliquer, il est préférable de trouver un nouveau terme : l'histoire du jour. Pour éviter de tomber dans le gouffre du tout actu tel qu'on le constate aujourd'hui dans les médias, je me lance à la recherche d'un nouveau type de journalisme.
Les supports d'information d'aujourd'hui sont de plus en plus corrompus par le marché économique. Les merveilleuses écoles de journalisme ne sont que des centres destinés à livrer aux rédactions de bons « petits soldats » (cf. Les petits soldats du journalisme, de François Ruffin) frais et dispos pour « produire » plusieurs « papiers » d'un nombre de signes prédéfini. Rien que le vocabulaire utilisé devrait vous mettre sur la voie.
En effet, les journalistes sont maintenant des machines à écrire, au sens littéral du terme. Les sujets importent peu tant qu'ils sont déjà abordés dans un média de référence, comme Le Monde, où si la déesse AFP a lancé une dépêche. Si jamais la rédaction vous permettait de faire votre travail d'une façon plus professionnelle (ce qui est peu probable, puisque personne ne souhaite payer un employé pendant qu'il effectue recherches et enquêtes minutieuses, demandant toujours du temps) les possibles perles que vous trouverez ne devront certainement pas remettre en cause les nobles investisseurs et annonceurs. Principaux monneyeurs des médias, la perte d'un budget est très risqué pour les finances de l'entreprise, qui préfèrera passer sous silence les sujets peu glorifiants pour elle.
Internet semble être, à l'heure actuelle, la seule alternative à l'information indépendante de la publicité.