Texte libre


J'invite tous les lecteurs de ce blog à réagir aux articles postés.

N'hésitez pas à lire les commentaires, des débats peuvent déjà y être lancés. Vous aurez peut-être votre mot à dire une fois que vous aurez lu les réactions des autres lecteurs. De plus, vous avez le droit de ne pas être d'accord avec mes propos, et ce serait d'autant plus enrichissant que vous exprimiez ce désaccord.
Je suis ouverte à toute collaboration, occasionnelle ou régulière. Si vous voulez écrire sur ce blog, contactez-moi !

Bonne lecture à tous !

Recherche

Images aléatoires

Mercredi 25 avril 2007
Fini les convictions et les idéaux, fini la démocratie.


Déroulons le tapis rouge au vote utile. Voilà ce qui ressort du résultat du premier tour des présidentielles. Pendant de nombreux mois, les Français ont été bercés entre Sarkozy et Royal. Les médias n'ont pas hésité à assommer les électeurs par la peur d'un retour du Front National. Résultat : cette année dans la tête de chacun, il faut être stratégique. Autrement dit, ne pas voter pour ses convictions, mais pour celui qui a ses chances au second tour. Peu importe, finalement, qu'on soit représenté par ses idées. Le débat sur la bipôlarisation de la politique dans les médias, amorcé par Bayrou quelques mois avant le premier tour, n'a pas eu de suite. Les électeurs, avec ou sans opinion politique, se sont fait manipulés. Formatés depuis presque deux ans par le quatrième pouvoir, dans leur tête tout est clair : ça sera soit Sarko, soit Ségo. La France, qui s'est battue pendant des siècles pour la liberté d'opinion, se met toute seule les chaînes aux pieds. A chaque élection, le pays s'enlise encore. Car ici, le berceau de la démocratie, ici où on défendait ardemment ses idéaux, on a oublié pourquoi on avait lutté.

Voter utile, un scandale ! Voter utile, ou autrement dit la fin de l'opinion, la fin de la démocratie. Voter utile pour faire passer à la trappe toutes les chances de la population de s'exprimer pour ses convictions. Car le seul instant où les électeurs français peuvent affirmer librement leur opinion, c'est le jour du premier tour des présidentielles. Il est trop tard.
 

Par Estelle Mathieu - Publié dans : Politique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 20 janvier 2007
    Hilary Clinton a enfin annoncé sa candidature à la présidentielle des Etats-Unis en 2008. Les femmes sont en train de faire une démonstration de force sur la scène politique mondiale.

    Ah les femmes ! Quand on les regarde, au top de la politique, ou presque, on penserait que la révolution est en marche. L'espoir renaît, quand on considère qu'une femme ne gouvernera pas comme un homme. Elle sera certainement plus douce, moins assoiffée de pouvoir, dévouée à sa cause. Rien n'est moins sûr, car à l'heure actuelle, les bilans des politiques féminines ne sont soit pas objectifs, soit prématurés. Cependant, il semble évident que les femmes ne sont en fait que des hommes ordinaires. Aucun pays ayant à sa tête une femme n'a fait de radicaux changements dans son fonctionnement.

    En France avec Ségolène Royal qui tente de prendre le trône présidentiel, le débat est lancé : une femme au pouvoir sera-t-elle un bouleversement dans la politique du pays ? Pour ma part, non. Enarque, Mme Royal a été formée de façon strictement identique aux hommes qui sortent de la même école (c'est-à-dire pratiquement tous les hautes personnalités politiques du pays). L'argument féminin n'est qu'un subterfuge pour nous faire avaler ses désirs d'avenir, mais surtout son manque de charisme et de réaction. Ségolène Royal n'a pas la tête de l'emploi.

    Peut-être a-t-elle les idées fortes, mais malheureusement cela ne suffit pas à diriger un pays. La fonction de président, en France, est aussi d'être le symbole du pays à l'étranger, et tout montre que Royal n'a pas les capacités à assumer cette fonction. Il s'agit aussi de savoir réagir de façon spontanée et juste (par rapport à sa politique) face aux questions voire aux mécontentements de la population. Je suis désolée de vous informer que Ségolène Royal ne sait répondre à une question sans qu'un conseiller en communication ne lui fournisse de sa plume la réponse. Autant dire que même si elle en a dans la tête, elle ne sait pas l'utiliser. A quoi bon ?


    Il serait triste que la France élise une femme juste en raison de son sexe. Heureusement, ce n'est pas ce qui s'est passé dans la plupart des autres pays dirigés par des femmes à l'heure actuelle. Angela Merkel, par exemple, assume très bien sa position, tout comme Michèle Bachelet. Ce sont des femmes qui méritaient leurs fonctions. Chez nous, il va peut-être falloir attendre, au moins cinq ans.
 
Par Estelle Mathieu - Publié dans : Politique
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Jeudi 11 janvier 2007

Chiffres

(calcul personnel approximatif réalisé à partir des données de l'INSEE ainsi que de l'association d'élus Allez France)

61 013 000 Français
46 500 000 majeurs
41 200 000 inscrits sur les listes électorales (soit 67,5% de la population totale)
30% d'abstention en moyenne (soit 28 840 000 votants réels)




La majorité n'est pas assurée. Probablement, elle ne le sera plus si on ne change pas quelque chose.

Deux possibilités :

  • Personne ne vote (peut-être que les grands de notre pays réaliseront que ça fait des années qu'ils ne sont pas légitimes)
  • Tous les inscrits vont voter, et tous les non-inscrits vont s'inscrire pour la prochaine fois.

Évidemment, aucune de ces possibilités n'est réalisable. L'unique solution, à mes yeux, serait de réformer le système politique pour qu'il soit démocratique. Pour cela, voici quelques réflexions personnelles, où la question est plus de modifier certains aspects afin de mieux faire fonctionner notre système actuel. Le principal problème du pouvoir français est son rapport à la population.

Il faudrait impérativement que le président soit élu à la majorité absolue. Actuellement c'est une condition de victoire au premier tour. Mais pourquoi ne pas forcer nos politiques à composer avec leurs adversaires pour former une coalition avancée qui réunirait réellement la majorité de la population ? Faire un gouvernement de coalition peut être un frein aux décisions, chaque parti empêcherait l'autre de faire son travail. Cependant, cette solution, qui risque d'être difficile au départ, ouvre la porte au développement d'une certaine maturité de la scène politique, mais aussi des Français.

La population française devrait avoir la possibilité de voter pour tous ses représentants : le président, les députés et les sénateurs. Il est évident que, pour que le pouvoir du Sénat ne soit pas bafoué, les élections sénatoriales doivent avoir lieu en différé par rapport aux législatives et aux présidentielles. On ne peut, par contre, se permettre d'élire directement chaque ministre. Mais si le président est réellement issu de la majorité, alors le conseil des ministres devrait de fait être représentatif du peuple.

Pour les législatives et les sénatoriales, les représentants doivent être élus à la proportionnelle. Si un parti fait 2%, il doit obtenir 2% des sièges. Pour ce faire, l'élection législative ne peut que se dérouler en un seul tour.

Les personnes qui n'ont pas la nationalité française, mais qui habitent le territoire depuis plus de 5 ans doivent avoir la possibilité, s'ils le souhaitent, de voter pour toutes les élections, autant municipales, régionales, européennes, que législatives, présidentielles et sénatoriales. Car ce sont des personnes qui investissent dans notre pays, et qui méritent d'apporter leur voix à son développement politique.

 

Par Estelle Mathieu - Publié dans : Politique
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Samedi 16 décembre 2006
    Beaucoup s'interrogent : pourquoi la politique désintéresse les Français ? Alors que l'élection de notre chef d'Etat approche, le débat sur la politisation de la population est ouvert. On dénonce un manque de confiance, une surmédiatisation, des personnalités politiques dépassées. Une partie des électeurs se fiche bien de la politique, soit parce qu'elle se "people-ise", soit parce qu'elle nous semble irréelle. Nos dirigeants, et leur opposition, ne prend plus le temps de nous expliquer ce qu'il se passe dans les hautes sphères.

    Nos prétendants à la présidence font de nombreuses références à l'histoire idéologique de la France, à notre passé. Ségolène Royal n'a su trouver d'autres mots lors de sa victoire aux primaires socialistes que ceux de François Mitterrand lorsqu'il a annoncé officiellement sa candidature. Le parti au pouvoir s'amuse à légiférer sur des faits historiques. Le Front National tient le même discours depuis des dizaines d'années. On nous monte la tête avec le grand passé de (prétendument) précurseur qu'a la France : séparation de l'Eglise et de l'Etat, abolition de la peine de mort, la déclaration des droits de l'Homme et du citoyen, etc. Et maintenant ?

    La France a perdu ses idées. Mais pire que cela, elle n'en a pas de nouvelles. on s'attarde sur notre passé, et on oublie qu'une histoire, ça se construit maintenant. On se targue de suivre une voie différente de celle des Etats-Unis, alors que nous avons, dans les faits, tendance à s'en approcher. Car les campagnes présidentielles sont désormais basées sur l'image. Rien d'autre n'a l'air de compter, que l'apparence détendue (mais pas trop quand même !), la non-hésitation (très travaillée), et même le côté sexy (et c'est valable pour les deux sexes), surtout depuis l'arrivée en lice de Mme Royal (qui, comparée à Alliot-Marie, "a beaucoup plus de chances puisqu'elle est élégante !")

    Mais à force de voir le duo Royal vs Sarkozy dans nos petits écrans, arrive la question "où sont les idées, les vraies ?". Bien sûr, ils ont des projets, plus ou moins bien adaptés à la situation (et quelle situation !), mais l'idéologie, l'utopie du meilleur n'existe plus. Sans convictions, nos personnalités politiques s'obstinent à rester pragmatiques (et s'en vantent même !), mais est-ce réellement ce qu'on souhaite ? Quand on regarde tous ces prétendants à la haute fonction, on voit des personnes avides de pouvoir, prêts à tout pour s'asseoir sur le trône de la France. Des gens malins, sournois, qui palabrent sur ce qu'on veut soit-disant entendre, appuyés sur des sondages insignifiants, à partir desquels ils font leur politique.

Par Estelle Mathieu - Publié dans : Politique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus