Que la fête commence ! Cadeaux, repas somptueux, sapin décoré et peut-être même une crèche, c'est Noël, et ça se sent depuis la fin d'halloween ! De votre petite librairie à la méga surface, tout le monde a posé ses guirlandes. Tout est là pour vous rappeler que c'est maintenant ou jamais : il faut acheter les cadeaux pour vos enfants, vos parents, vos frères et vos soeurs, vos amis, etc. Et n'oubliez pas les cartes de voeux !
Quelle déformation honteuse et typiquement capitaliste de cette fête, religieuse je le rappelle. En France, tout le monde ne fête pas Noël ! Est-ce normal que les distributeurs sortent le grand jeu pendant cette période (deux mois entiers !) alors que même pas un geste n'est fait pour les festivités des autres communautés présentes dans notre pays ? Et au delà de cet oubli, est-ce juste d'établir un marché (certainement les plus grosses recettes de l'année sont effectuées avant Noël) sur une fête religieuse ? Non. Car même si certains l'ont oublié, Noël à une origine très pieuse : c'est le jour de la naissance de Jésus. Et le Père-Noël ne lui a pas fait de cadeaux pour autant !
Vous vous souvenez sûrement, au début du mois de novembre lorsque vous êtes allé chercher de quoi remplir le frigo. A peine arrivé à l'intérieur du centre commercial que les chants de Noël vous emplissent déjà les oreilles, entrecoupés d'annonces spéciales sur les réductions du moment pour les cadeaux et autres produits généralement consommés ce 25 décembre. Outrage. Vous n'étiez pas là pour ça, et c'était d'ailleurs le cas de personne ! Alors vous vous précipitez, et en sortant, vous avez une petite pensée pour le bon petit marché, auquel vous allez faire vos courses dans les prochaines semaines pour échapper à cette folie consommatrice.
Noël n'est plus une fête désormais, car nous avons tous la hantise de ce matraquage publicitaire. La journée sacrée est toujours joyeuse, mais vous la voyez aussi comme un soulagement : ça y est, on revient à la normale... Ou presque !
Par Estelle Mathieu
-
Publié dans : Publicité & consommation
0
-
Recommander
Vendredi 22 décembre 2006
Nombreuses sont les campagnes publicitaires qui mettent en scène un ou plusieurs enfants. Ce genre de spots existe depuis plusieurs années, mais l'enrichissement de ceux-ci avec la voix innocente fait un grand boom sur nos petits écrans. Pire que ça, les publicitaires mettent maintenant au centre de l'annonce un enfant, et les parents, au plan secondaire, sont pris pour des imbéciles. Trêve de conneries !
Comment voulez-vous élever un gosse dans une atmosphère pareille ? Une fois, une gamine vente les mérites de la boîte multifonctions d'Orange. Une autre, c'est un jeune garçon qui persiste à dire qu'il n'y a pas d'âge pour avoir une voiture (et pas n'importe laquelle, qui plus est !). Puis petite fifille apprend à vieux papa récalcitrant que le lait Lactel est bon pour sa santé en perdition. Et le clou du spectacle, le nourrisson fait la morale à papounet sur le chauffage. Après cela, on accuse les parents de créer une génération d'enfants-rois ! En attendant, c'est notre chère télévision qui apprend aux enfants à exiger des adultes tout ce qu'ils devraient avoir, c'est-à-dire tout ce qui passe sur l'écran.
Depuis que les adultes sont de moins en moins sensibles à la publicité, ou plutôt depuis que la consommation est en chute libre, les annonceurs font preuve d'une grande imagination. Étant donné que la population ne veut plus consommer à tout va, ils emploient les grands moyens. Quoi de plus efficace pour relancer la consommation, que de passer par un intermédiaire ? Qui plus est, un enfant, a qui on a du mal à dire non, de peur de le frustrer ? Rien. Évidemment, les publicitaires ont trouvé le bon filon, et ils ne manquent pas de l'exploiter. Comment expliquer à votre progéniture de 4 ans que ce que raconte la télévision, c'est du pipo ? Pas évident. Certains comprennent, tant bien que mal, mais se laissent avoir illico presto dès qu'ils ré-appuient sur le bouton d'allumage.
Si la déontologie existait dans le monde de la pub, alors les annonceurs d'aujourd'hui seraient en faute grave.
Par Estelle Mathieu
-
Publié dans : Publicité & consommation
1
-
Recommander
Vendredi 15 décembre 2006
Les mouvements d'anti-publicité fleurissent depuis plusieurs années autour de nous. A Paris, qui n'a pas encore vu les grandes affiches du métro gribouillées par des tags contre la pollution visuelle ? Je parie, personne. Mais ce ne sont pas les seules manifestations de ce nouveau concept. Régulièrement, ils organisent des déversements de publicité près de lieux clés : supermarchés, centre commerciaux, mais aussi places de mairie...
Pourquoi monter un tel mouvement ?
Certainement, la publicité est omniprésente dans notre vie d'occidentaux et perturbe une partie de la population. Quand certains n'y voient que des informations sur des possibles achats, d'autres pensent plutôt à une incitation outrancière à la consommation. Evidemment, on ne parle dans ce cas que d'un seul type de publicité, commercial. Mais il existe aussi des campagnes préventives, d'information (bien qu'elles soient plus rares, ce genre d'affichage est de plus en plus répandu). Mais le problème n'est certainement pas la publicité commerciale en soit, mais bien l'omniprésence des panneaux d'affichage, des pages de pub dans les magazines, des pop-ups qui nous harcèlent, des spots télévisuels et radiophoniques. Désormais, vous constaterez qu'il ne se passe plus une heure sans que vous ayez vu (si ce n'est regardé) une publicité. Je dirais même une dizaine ! Essayez de compter le nombre de publicités que vous voyez par jour, c'est impossible (on perd vite le compte !)
La pub est-elle réellement nuisible pour notre liberté ?
La pub est omniprésente. Mais elle nuit à elle-même par cela. En effet, alors qu'aux balbutiements de l'affichage publicitaire, les gens s'arrêtaient pour regarder, désormais la publicité est totalement ignorée. Mais ceci est valable uniquement pour la publicité passive : l'affichage. Les spots de TV, de radio et d'Internet sont entièrement différents. elle vient à vous, comme si de rien n'était, et vous bombarde jusqu'à ce que vous connaissiez tout par coeur. Efficace ! Moi qui ne regardais jamais la télé, j'ai du m'y mettre dans le cadre de mes études (et oui, ce n'est pas un divertissement pour tout le monde !) et maintenant, après 1 an et demi de visionnage, j'arrive même à deviner quels spots vont passer entre les émissions. Qui, en regardant la télé, n'imite pas quelques pubs pendant qu'elles passent, voir les anticipe ? Certaines même sont rentrés dans la "culture populaire" (pardonnez-moi l'expression, mais je pense que c'est précisement ça...). Par exemple, si vous avez des enfants, ne chantent-ils pas "118 218" au moins une fois par jour ? Evidemment, toute culture se forme d'une base. On a la philosophie, l'histoire, l'art, et maintenant, on peut ajouter à cette liste la pub. Mais elle ne devrait pas pouvoir être mentionnée aux côtés de ces nobles bases de culture citées précédemment. Rien à voir, vous ne trouvez pas ? La publicité, au final, ce n'est autre que de la propagande en faveur d'une entreprise. Alors libres ?
Par Estelle Mathieu
-
Publié dans : Publicité & consommation
0
-
Recommander
Commentaires