La Wii lance une toute nouvelle game de consoles de jeux, où on peut allier la fiction et le réel à travers une petite manette qui symbolise les mouvements de son corps. Fantastique ! Le problème de l'engraissement des joueurs acharnés est résolu ! Peut-on dire. Il est vrai que pour une fois, une console peut être utile pour la santé (et encore, à condition d'utiliser les jeux qui vous font faire du sport !) mais cette avancée soulève d'autres problèmes, plus graves.
On peut maintenant transmettre à un monde virtuel nos mouvements physiques. Nous connaissons déjà le principe d'immersion dans un monde fictif grâce à des lunettes spéciales, bien que ce ne soit pas encore accessible au grand public. Nous pouvons donc désormais inclure nos sens dans un monde fictif. Cela étant dit, qui ne pense pas à de célèbre livres de science-fiction où le monde dans lequel on évolue est en fait une illusion ?
Nous connaissons déjà les jeux en ligne, où chacun se créé son personnage pour évoluer dans un monde. Dans le genre, World of Warcraft est un exemple, qui reste raisonnable dans la mesure où l'univers est radicalement différent du notre. Mais que dire de Second Life ? Cette plateforme permet même aux plus assidus de gagner de l'argent, du vrai ! Certaines entreprises investissent même leur argent dans ce monde virtuel pour le faire fructuer, en toute légalité. Il ne reste qu'à fusionner toutes ces magnifiques inventions, et nous y sommes. Alors pensez-vous que l'homme peut se détacher du réel à l'extrême ?
Par Estelle Mathieu
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Mercredi 27 décembre 2006
Plusieurs genres d'information spectacle existent, principalement à la télévision. Voici deux exemples.
L'actualité est de plus en plus mise en scène. A la télévision, les sujets sont choisis en fonction de leur sensationnalisme. Plus l'histoire est incroyable, plus elle a sa place dans les gros titres. Le but, jouer sur les émotions des spectateurs. En général, ce sont les faits divers qui priment sur tout. Dernièrement, le jeune garçon qui a été tué à la sortie de son école a été placé au top des journaux, de la télé à la presse écrite. C'est vrai, l'histoire est affreuse. Bien que ce ne soit pas votre enfant, vous vous sentez mal, triste, d'apprendre une telle nouvelle. Il faut être réaliste : une telle information a sa place dans un journal régional, mais pas à un plus haut degré. Il s'agit alors de faire pleurer le public pour mieux conserver sa part d'audience. Pourtant, il y a bien des informations plus importantes, concernant un plus grand nombre, que cette horrible histoire. Ce qui a permis de le placer en tête d'affiche, c'est bien le fait qu'elle soit horrible. Toutes les semaines, nous avons droit à notre dose de faits divers. Pédophilie, violence gratuite, et autres. Jamais l'équipe du journal ne privilégie de vraies informations, comme notre énergie gazière, qui a été mise en jeu pendant plusieurs semaines par un conflit d'accords entre l'Union et la Russie.
Un autre type de spectacle est apparu la semaine dernière : l'info-fiction, qu'a diffusée la RTBF sur la déclaration de l'indépendance des Flandres. La fausse information a créé un vrai mouvement de panique à travers le pays, jusqu'à ce que la chaîne daigne prévenir que cette émission spéciale n'est peut-être qu'une fiction. L'origine de ce spectacle est totalement différent de celui décrit plus haut. Ici, l'équipe de la chaîne à voulu faire réagir les Belges, mais surtout la communauté européenne (et internationale) sur les difficultés qu'ont les Flamands et les Wallons à vivre ensemble. Ils espéraient, par cette info-fiction, lancer un débat de façon plus concrète, et le pari est réussi. Cependant, ce genre d'émission ne peut être réitéré. La population n'a plus le même oeil sur la chaîne, qu'ils souçonnent toujours de diffuser encore une quelconque arnaque. La fiction a donc beaucoup discrédité la chaîne nationale.
Alors que l'information réelle se met en scène, des fictions prennent des airs de réel pour faire réagir. Le point commun de ces deux genres d'information spectacle : l'attention de l'audimat.
Par Estelle Mathieu
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Le traitement de l'actualité étant détourné de sa fonction première, informer et (surtout) expliquer, il est préférable de trouver un nouveau terme : l'histoire du jour. Pour éviter de tomber dans le gouffre du tout actu tel qu'on le constate aujourd'hui dans les médias, je me lance à la recherche d'un nouveau type de journalisme.
Les supports d'information d'aujourd'hui sont de plus en plus corrompus par le marché économique. Les merveilleuses écoles de journalisme ne sont que des centres destinés à livrer aux rédactions de bons « petits soldats » (cf. Les petits soldats du journalisme, de François Ruffin) frais et dispos pour « produire » plusieurs « papiers » d'un nombre de signes prédéfini. Rien que le vocabulaire utilisé devrait vous mettre sur la voie.
En effet, les journalistes sont maintenant des machines à écrire, au sens littéral du terme. Les sujets importent peu tant qu'ils sont déjà abordés dans un média de référence, comme Le Monde, où si la déesse AFP a lancé une dépêche. Si jamais la rédaction vous permettait de faire votre travail d'une façon plus professionnelle (ce qui est peu probable, puisque personne ne souhaite payer un employé pendant qu'il effectue recherches et enquêtes minutieuses, demandant toujours du temps) les possibles perles que vous trouverez ne devront certainement pas remettre en cause les nobles investisseurs et annonceurs. Principaux monneyeurs des médias, la perte d'un budget est très risqué pour les finances de l'entreprise, qui préfèrera passer sous silence les sujets peu glorifiants pour elle.
Internet semble être, à l'heure actuelle, la seule alternative à l'information indépendante de la publicité.
Par Estelle Mathieu
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