Depuis le début de l'année 2007, 10 stations d'essence proposent du bio-éthanol, un carburant composé à 85 % d'huiles végétales et 15 % de pétrole. Ce n'est donc qu'une minorité de pompistes qui ont répondu positivement au gouvernement français, qui les appelait à répandre au maximum l'offre de biocarburant afin d'inciter les constructeurs automobile à mettre sur le marché des véhicules accessibles, prenant en charge le produit. L'État a promis, en échange de leur coopération, d'attribuer des subventions. Mais cet apport financier ne semble pas avoir convaincu les distributeurs.
Ce n'est donc pas pour tout de suite, l'ère des transports privés écolos, bien que de nombreux débats et mesures ont été prises durant les derniers mois. Certains français ont pourtant relevé le défi, en sachant que les nouvelles voitures vertes peuvent aussi supporter une essence traditionnelle, comme le sans plomb. Il est regrettable de voir que ces solutions restent peu accessibles au public, alors que le litre de bioéthanol coûte environ 0,7 euros, seulement. Si l'offre était plus répandue, il semble évident que les conducteurs français seraient prêts à changer de voiture, pour une question premièrement morale, mais aussi pour le portefeuille.
Les pompistes restent pour l'instant sceptiques face à cette nouvelle entrée dans le marché. Sûrement gardent-ils en mémoire l'investissement à perte qu'ils ont mis en place dans le GPL, alors qu'il est désormais évident que les voitures roulant au gaz sont rares. Mais surtout, étant donné le nombre de recherches qui sont effectuées dans le domaine de l'essence biologique, le monde de l'automobile de se risque pas à se lancer dans une filière, alors que d'autres pourraient se voir accorder beaucoup plus de crédit dans un avenir proche.
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