Texte libre


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Vous vouliez la suite, la voilà !  Je vais reprendre mon blog petit à petit, j'espère que cette fois je ne me découragerai pas. Bonne lecture à tous !
Dimanche 14 janvier 2007

    Quand j’ai grandi, lors de mes premières révélations, j’ai cru tout d’abord devoir combattre cette masse ingrate de petits dictateurs. Ces gens imbus d’eux-mêmes et de leur pouvoir, faible ou incommensurable, en fonction de leur grade. Ces ignorants, ces profiteurs malsains d’un peuple persécuté, exploité, sous-traité, et cependant bouillonnant d’un instinct de révolution qui laissait présager quelques changements de situations dans les temps à venir.

    Et j’en faisais partie. Partie intégrante de cette population minoritaire et hautaine, dans laquelle j’avais pour objectif vital de supprimer tous ceux qui pourraient provoquer l’insurrection tant redoutée. Tuer de nombreux gens innocents, alors que moi-même, j’avais le sentiment, l’intime conviction que l’avenir résidait dans leurs yeux, dans leur esprit, dans leur combat, mille fois plus noble que le mien, que celui de mon genre, de mon espèce. Je sentais en moi ce besoin oppressant de les aider, mais j’étais moi-même surveillé par les membres de la très haute sphère. Je n’avais pas le droit à l’erreur. Je ne pouvais me permettre le moindre faux pas. Il fallait que chaque jour, chaque heure, chaque instant, mes actes puissent être compris par mes supérieurs comme loyaux et méritant distinction. Il fallait que j’y arrive, que j’aboutisse enfin ce projet de grande envergure. Malgré moi. Il fallait que j’atteigne un des postes les plus influents, afin de pouvoir enfin inverser la tendance en faveur du combat pour lequel j’ai des convictions profondes. Celui qui va à l’encontre de ma façade, à l’encontre de ma famille, à l’encontre de ma naissance. Car depuis toujours, j’ai su que ma réelle destinée n’était pas celle que mes parents m’avaient promise. Ce jour où j’ai lu dans les yeux d’un autre enfant le désespoir, un besoin intense et inassouvi de tendresse, de réconfort. Ces choses que personne ne pourrait plus lui donner, car ce jour, j’ai vu mon père tuer et se faire tuer. L’horreur me tiraillait, la panique envahissait mon être, la soif de vengeance, le goût du sang me montait dans la bouche. Quand j’ai croisé ce regard, les tumultes de mon esprit laissèrent place à une profonde tristesse. Une tristesse que je partageais avec ce garçon, car nous souffrions du même mal. Alors pourquoi le tuer ? Pourquoi me venger sur un être qui vit la même chose que moi parce qu’il est « dans l’autre camp » ? J’ai réalisé alors, à peine âgée de 7 ans, que ce pourquoi mes parents se sont battus, je ne veux pas y croire. En aucune façon.

    Je n’ai jamais démordu de cette conviction. Chaque jour qui passe, ces yeux me rappellent pourquoi je suis là. Chaque jour, ils me demandent pourquoi je tue. Pourquoi je fais souffrir, pourquoi je ne me rebelle pas. Et chaque seconde, ils me culpabilisent. Ils m’en veulent.

 

Par Estelle Mathieu - Publié dans : Créations
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Jeudi 11 janvier 2007

Chiffres

(calcul personnel approximatif réalisé à partir des données de l'INSEE ainsi que de l'association d'élus Allez France)

61 013 000 Français
46 500 000 majeurs
41 200 000 inscrits sur les listes électorales (soit 67,5% de la population totale)
30% d'abstention en moyenne (soit 28 840 000 votants réels)




La majorité n'est pas assurée. Probablement, elle ne le sera plus si on ne change pas quelque chose.

Deux possibilités :

  • Personne ne vote (peut-être que les grands de notre pays réaliseront que ça fait des années qu'ils ne sont pas légitimes)
  • Tous les inscrits vont voter, et tous les non-inscrits vont s'inscrire pour la prochaine fois.

Évidemment, aucune de ces possibilités n'est réalisable. L'unique solution, à mes yeux, serait de réformer le système politique pour qu'il soit démocratique. Pour cela, voici quelques réflexions personnelles, où la question est plus de modifier certains aspects afin de mieux faire fonctionner notre système actuel. Le principal problème du pouvoir français est son rapport à la population.

Il faudrait impérativement que le président soit élu à la majorité absolue. Actuellement c'est une condition de victoire au premier tour. Mais pourquoi ne pas forcer nos politiques à composer avec leurs adversaires pour former une coalition avancée qui réunirait réellement la majorité de la population ? Faire un gouvernement de coalition peut être un frein aux décisions, chaque parti empêcherait l'autre de faire son travail. Cependant, cette solution, qui risque d'être difficile au départ, ouvre la porte au développement d'une certaine maturité de la scène politique, mais aussi des Français.

La population française devrait avoir la possibilité de voter pour tous ses représentants : le président, les députés et les sénateurs. Il est évident que, pour que le pouvoir du Sénat ne soit pas bafoué, les élections sénatoriales doivent avoir lieu en différé par rapport aux législatives et aux présidentielles. On ne peut, par contre, se permettre d'élire directement chaque ministre. Mais si le président est réellement issu de la majorité, alors le conseil des ministres devrait de fait être représentatif du peuple.

Pour les législatives et les sénatoriales, les représentants doivent être élus à la proportionnelle. Si un parti fait 2%, il doit obtenir 2% des sièges. Pour ce faire, l'élection législative ne peut que se dérouler en un seul tour.

Les personnes qui n'ont pas la nationalité française, mais qui habitent le territoire depuis plus de 5 ans doivent avoir la possibilité, s'ils le souhaitent, de voter pour toutes les élections, autant municipales, régionales, européennes, que législatives, présidentielles et sénatoriales. Car ce sont des personnes qui investissent dans notre pays, et qui méritent d'apporter leur voix à son développement politique.

 

Par Estelle Mathieu - Publié dans : Politique
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Dimanche 7 janvier 2007

J’errais dans ces quartiers gris, de ruelles en avenues, une canne à la main, l’esprit abandonné aux souvenirs de ce cuisant passé. Pourrai-je en supporter davantage ? Aurai-je la force d’aller plus loin encore, repoussant les limites que je me suis imposée ? Ces questions, reflet de mes aventures mémorables, ne trouveront réponse en moi. C’est en chacun de nous tous que je puise ma force, pour vous, pour votre avenir, meilleur peut-être, différent sûrement. En dédiant mes jours à vous, je n’opérais point de sacrifice. Votre avenir me concerne tout autant que notre passé influence nos actes présents. C’est d’ailleurs grâce - ou à cause ? - de ce passé que j’en suis arrivée à ce que je suis maintenant.

Les réponses sont en chacun de vous, et je ne pourrai les connaître car vous n’êtes plus là. Ai-je fait une erreur ? Serai-je pardonnée de mes crimes ? Impossible, plus personne ne peut. Mais le vrai pardon, celui que j’attends, vient de ma conscience. Aucun effort, juste le temps. Je n’ai rien fait d’immoral, c’est elle, ma morale, enfouie au fond de mon être, qui doit se modeler sur mes actes si je veux vivre et survivre de moi-même. Aucun de mes meurtres, aucune de mes bombes, aucuns de mes nettoyages ne doit m’empêcher de me battre dans mon intégralité pour la cause en laquelle je me suis engagée. Pas un regard de souffrance, d’horreur, de désespoir, pas un regard inexpressif de celui qui a tout perdu, pas un bras tendu incitant l’aide que je me refuse de porter, pas une larme, pas un cri ne doit m’arrêter. Ma conscience et ma morale doivent s’unifier à mes convictions pour que l’intégralité de mon être défende la cause pour laquelle j’ai été créée.

Par Estelle Mathieu - Publié dans : Créations
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Samedi 6 janvier 2007
Demain commence une expérience créative. Tous les dimanches, vous trouverez sur ce blog une histoire, qui trouvera sa suite de semaines en semaines. J'ai choisi le dimanche car c'est le jour idéal pour s'évader dans un monde fictif, vous ne trouvez pas ? Au bout de quelques mois, ces textes formeront une nouvelle.

Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture à tous !
Par Estelle Mathieu - Publié dans : Autour du blog
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Jeudi 4 janvier 2007
    La Wii lance une toute nouvelle game de consoles de jeux, où on peut allier la fiction et le réel à travers une petite manette qui symbolise les mouvements de son corps. Fantastique ! Le problème de l'engraissement des joueurs acharnés est résolu ! Peut-on dire. Il est vrai que pour une fois, une console peut être utile pour la santé (et encore, à condition d'utiliser les jeux qui vous font faire du sport !) mais cette avancée soulève d'autres problèmes, plus graves.


    On peut maintenant transmettre à un monde virtuel nos mouvements physiques. Nous connaissons déjà le principe d'immersion dans un monde fictif grâce à des lunettes spéciales, bien que ce ne soit pas encore accessible au grand public. Nous pouvons donc désormais inclure nos sens dans un monde fictif. Cela étant dit, qui ne pense pas à de célèbre livres de science-fiction où le monde dans lequel on évolue est en fait une illusion ?


    Nous connaissons déjà les jeux en ligne, où chacun se créé son personnage pour évoluer dans un monde. Dans le genre, World of Warcraft est un exemple, qui reste raisonnable dans la mesure où l'univers est radicalement différent du notre. Mais que dire de Second Life ? Cette plateforme permet même aux plus assidus de gagner de l'argent, du vrai ! Certaines entreprises investissent même leur argent dans ce monde virtuel pour le faire fructuer, en toute légalité. Il ne reste qu'à fusionner toutes ces magnifiques inventions, et nous y sommes. Alors pensez-vous que l'homme peut se détacher du réel à l'extrême ?

Par Estelle Mathieu - Publié dans : Media
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