Dimanche 17 décembre 2006
Embouteillages, stress, solitude, ennui... Ras-le-bol ! Vous voulez changer vos habitudes ? Un nouveau site a été lancé pour organiser le co-voiturage quotidien (entre votre logement et votre travail). Le concept est simple : il existe sûrement, à côté de chez vous, une ou plusieurs personnes qui vont travailler dans la même zone que vous, qui part(ent) et rentre(nt) à la même heure, ou presque. Le site s'est ouvert il y a quelques mois, et fonctionne assez bien. Vos coordonnées sont inaccessibles aux visiteurs, vous pouvez juste vous inscrire. Dès qu'une autre personne correspond à votre trajet et à vos horaires, vous recevez un mail (et l'autre aussi) avec vos coordonnées afin de vous mettre en contact. Oui je fais de la publicité, mais le concept est génial ! S'il se développe bien, ce système réduirait le traffic (et donc la pollution routière), mais vous permet aussi de rencontrer des personnes proches de chez vous, de milieux différents, pour partager un moment de la journée qui est, pour l'instant, exécrable ! Evidemment, les frais de transports se réduisent aussi. En bref, si le co-voiturage se démocratise, ce serait un bénéfice environnemental, financier, mais aussi social ! Que demander de plus ?
Par Estelle Mathieu
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Publié dans : Environnement
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Beaucoup s'interrogent : pourquoi la politique désintéresse les Français ? Alors que l'élection de notre chef d'Etat approche, le débat sur la politisation de la population est ouvert. On dénonce un manque de confiance, une surmédiatisation, des personnalités politiques dépassées. Une partie des électeurs se fiche bien de la politique, soit parce qu'elle se "people-ise", soit parce qu'elle nous semble irréelle. Nos dirigeants, et leur opposition, ne prend plus le temps de nous expliquer ce qu'il se passe dans les hautes sphères.
Nos prétendants à la présidence font de nombreuses références à l'histoire idéologique de la France, à notre passé. Ségolène Royal n'a su trouver d'autres mots lors de sa victoire aux primaires socialistes que ceux de François Mitterrand lorsqu'il a annoncé officiellement sa candidature. Le parti au pouvoir s'amuse à légiférer sur des faits historiques. Le Front National tient le même discours depuis des dizaines d'années. On nous monte la tête avec le grand passé de (prétendument) précurseur qu'a la France : séparation de l'Eglise et de l'Etat, abolition de la peine de mort, la déclaration des droits de l'Homme et du citoyen, etc. Et maintenant ?
La France a perdu ses idées. Mais pire que cela, elle n'en a pas de nouvelles. on s'attarde sur notre passé, et on oublie qu'une histoire, ça se construit maintenant. On se targue de suivre une voie différente de celle des Etats-Unis, alors que nous avons, dans les faits, tendance à s'en approcher. Car les campagnes présidentielles sont désormais basées sur l'image. Rien d'autre n'a l'air de compter, que l'apparence détendue (mais pas trop quand même !), la non-hésitation (très travaillée), et même le côté sexy (et c'est valable pour les deux sexes), surtout depuis l'arrivée en lice de Mme Royal (qui, comparée à Alliot-Marie, "a beaucoup plus de chances puisqu'elle est élégante !")
Mais à force de voir le duo Royal vs Sarkozy dans nos petits écrans, arrive la question "où sont les idées, les vraies ?". Bien sûr, ils ont des projets, plus ou moins bien adaptés à la situation (et quelle situation !), mais l'idéologie, l'utopie du meilleur n'existe plus. Sans convictions, nos personnalités politiques s'obstinent à rester pragmatiques (et s'en vantent même !), mais est-ce réellement ce qu'on souhaite ? Quand on regarde tous ces prétendants à la haute fonction, on voit des personnes avides de pouvoir, prêts à tout pour s'asseoir sur le trône de la France. Des gens malins, sournois, qui palabrent sur ce qu'on veut soit-disant entendre, appuyés sur des sondages insignifiants, à partir desquels ils font leur politique.
Par Estelle Mathieu
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Publié dans : Politique
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Vendredi 15 décembre 2006
Les mouvements d'anti-publicité fleurissent depuis plusieurs années autour de nous. A Paris, qui n'a pas encore vu les grandes affiches du métro gribouillées par des tags contre la pollution visuelle ? Je parie, personne. Mais ce ne sont pas les seules manifestations de ce nouveau concept. Régulièrement, ils organisent des déversements de publicité près de lieux clés : supermarchés, centre commerciaux, mais aussi places de mairie...
Pourquoi monter un tel mouvement ?
Certainement, la publicité est omniprésente dans notre vie d'occidentaux et perturbe une partie de la population. Quand certains n'y voient que des informations sur des possibles achats, d'autres pensent plutôt à une incitation outrancière à la consommation. Evidemment, on ne parle dans ce cas que d'un seul type de publicité, commercial. Mais il existe aussi des campagnes préventives, d'information (bien qu'elles soient plus rares, ce genre d'affichage est de plus en plus répandu). Mais le problème n'est certainement pas la publicité commerciale en soit, mais bien l'omniprésence des panneaux d'affichage, des pages de pub dans les magazines, des pop-ups qui nous harcèlent, des spots télévisuels et radiophoniques. Désormais, vous constaterez qu'il ne se passe plus une heure sans que vous ayez vu (si ce n'est regardé) une publicité. Je dirais même une dizaine ! Essayez de compter le nombre de publicités que vous voyez par jour, c'est impossible (on perd vite le compte !)
La pub est-elle réellement nuisible pour notre liberté ?
La pub est omniprésente. Mais elle nuit à elle-même par cela. En effet, alors qu'aux balbutiements de l'affichage publicitaire, les gens s'arrêtaient pour regarder, désormais la publicité est totalement ignorée. Mais ceci est valable uniquement pour la publicité passive : l'affichage. Les spots de TV, de radio et d'Internet sont entièrement différents. elle vient à vous, comme si de rien n'était, et vous bombarde jusqu'à ce que vous connaissiez tout par coeur. Efficace ! Moi qui ne regardais jamais la télé, j'ai du m'y mettre dans le cadre de mes études (et oui, ce n'est pas un divertissement pour tout le monde !) et maintenant, après 1 an et demi de visionnage, j'arrive même à deviner quels spots vont passer entre les émissions. Qui, en regardant la télé, n'imite pas quelques pubs pendant qu'elles passent, voir les anticipe ? Certaines même sont rentrés dans la "culture populaire" (pardonnez-moi l'expression, mais je pense que c'est précisement ça...). Par exemple, si vous avez des enfants, ne chantent-ils pas "118 218" au moins une fois par jour ? Evidemment, toute culture se forme d'une base. On a la philosophie, l'histoire, l'art, et maintenant, on peut ajouter à cette liste la pub. Mais elle ne devrait pas pouvoir être mentionnée aux côtés de ces nobles bases de culture citées précédemment. Rien à voir, vous ne trouvez pas ? La publicité, au final, ce n'est autre que de la propagande en faveur d'une entreprise. Alors libres ?
Par Estelle Mathieu
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Publié dans : Publicité & consommation
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Le traitement de l'actualité étant détourné de sa fonction première, informer et (surtout) expliquer, il est préférable de trouver un nouveau terme : l'histoire du jour. Pour éviter de tomber dans le gouffre du tout actu tel qu'on le constate aujourd'hui dans les médias, je me lance à la recherche d'un nouveau type de journalisme.
Les supports d'information d'aujourd'hui sont de plus en plus corrompus par le marché économique. Les merveilleuses écoles de journalisme ne sont que des centres destinés à livrer aux rédactions de bons « petits soldats » (cf. Les petits soldats du journalisme, de François Ruffin) frais et dispos pour « produire » plusieurs « papiers » d'un nombre de signes prédéfini. Rien que le vocabulaire utilisé devrait vous mettre sur la voie.
En effet, les journalistes sont maintenant des machines à écrire, au sens littéral du terme. Les sujets importent peu tant qu'ils sont déjà abordés dans un média de référence, comme Le Monde, où si la déesse AFP a lancé une dépêche. Si jamais la rédaction vous permettait de faire votre travail d'une façon plus professionnelle (ce qui est peu probable, puisque personne ne souhaite payer un employé pendant qu'il effectue recherches et enquêtes minutieuses, demandant toujours du temps) les possibles perles que vous trouverez ne devront certainement pas remettre en cause les nobles investisseurs et annonceurs. Principaux monneyeurs des médias, la perte d'un budget est très risqué pour les finances de l'entreprise, qui préfèrera passer sous silence les sujets peu glorifiants pour elle.
Internet semble être, à l'heure actuelle, la seule alternative à l'information indépendante de la publicité.
Par Estelle Mathieu
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Publié dans : Media
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Tout au long de notre vie, il faut prendre des décisions. Les plus importantes sont, de fait, les plus difficiles. Dans le cas présent, je ne sais pas encore si ma décision est importante, mais une chose est sûre, elle doit l'être pour moi, puisque j'ai eu beaucoup de mal à la prendre. Vous comprendrez que je parle du lancement de ce blog. A toute chose, il faut un démarrage. A tous, j'annonce le début de mon entreprise.
Voilà mon objectif :
Ecrire ce que peu osent écrire. Expliquer, mais surtout, penser. A travers ce blog, je souhaite exposer mes opinions sur les sujets que je juge importants. Mais j'attends surtout, de la part de tous ceux qui liront mes papiers, de la réaction, du débat. Car une pensée n'est rien, ce qui compte c'est de comprendre les autres et d'affiner son opinion.
Vous l'aurez compris, cette page va donc être sérieuse, et je l'espère, pour moi et pour vous, constructive.
Je suis actuellement étudiante en journalisme, et de ce fait les sujets sur le traitement de l'information risquent de revenir souvent (vous m'en excuserez si cela ne vous intéresse pas). Au cours de mes études, j'ai appris de la part de mes professeurs des réalités qui me déplaisent fortement.
Aujourd'hui, je me lance dans ce qu'on pourrait appeler de l'anti-journalisme.
Par Estelle Mathieu
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Publié dans : Autour du blog
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