Texte libre


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Pour évoluer, il faut débattre.

Vous vouliez la suite, la voilà !  Je vais reprendre mon blog petit à petit, j'espère que cette fois je ne me découragerai pas. Bonne lecture à tous !
Dimanche 24 décembre 2006

Généralités

Langue : Roumain
Capitale : Bucarest (Bucure
şti)
Situation : Bordée par la République de Moldavie
(nord-est), l'Ukraine (nord), la Hongrie (nord-ouest),
la Serbie (est), la Bulgarie (sud) et par la mer Noire (est).
Superficie : 238 391 km²
Population : 22 272 000 habitants (94 hab./km²)
Monnaie : Leu (lei au pluriel) symbolisé par RO
N
Fuseau horaire : GMT + 2 (en été, GMT + 3) soit une heure de plus par rapport à la France.
Date d'entrée dans l'Union Européenne : 1 janvier 2007
Fête nationale : 1er décembre (fête de l'Union
)



Politique

Régime : République
Président : Traian B
ăsescu
Premier ministre : C
ălin Popescu-Tăriceanu
Commissaire européen : Leonard Orban
Ambassadeur en France : Sabin Pop


La formation du pays

La Roumanie acquiert son indépendance par rapport à l'empire Ottoman le 10 mai 1877. Elle est alors formée uniquement de la Moldavie et de la Valachie. C'est le 1er décembre 1918 que la Transylvanie rejoint la fédération des États roumains pour donner ce qu'on appelle désormais la Roumanie. Les frontières n'ont pas été modifiées depuis.


Par Estelle Mathieu - Publié dans : Europe
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Samedi 23 décembre 2006

    Parfois, le besoin d'écrire se fait sentir. A certains moments de la journée, mais particulièrement dès que le soleil se couche, notre tête en ébullition n'attend qu'une chose : mettre les choses au clair. Pour cela, rien n'est plus efficace que la plume et un morceau de papier. Avec l'emballement, plusieurs feuilles se succèdent, pleines de l'encre de votre esprit. Peu à peu, tout s'organise. Puis un doute s'installe. Ecrire ne résoudra pas vos problèmes. Vous en êtes certain. Cependant, vous ne pouvez vous empêcher de continuer. Quelque chose d'immuable vous pousse à vous étendre sur le papier. C'est une finalité. Avez-vous vraiment pensé tout ce que vous avez écrit ? Êtes-vous certains que votre interprétation est juste ? Ou vous vous jouez des tours, à vous-même ? Ce que vous pensez la nuit, est-ce véritablement important ? Est-ce le noir qui vous inspire ? Ne devez-vous pas vous en inquiéter ? Tout devient questions. Et quand il se fait tard, vous ne trouverez sûrement personne pour y répondre. Demain peut-être...

   
    Mais demain est un autre jour, et vous vous résignez à oublier ce dont vous aviez eu peur la veille. Jusqu'à la nuit prochaine. Un jour, vous vous dites, vous prendrez le taureau par les cornes, et assumerez toutes vos pensées, mais aussi tous vos actes. En attendant, vous cherchez à vous justifier. Mais surtout à vous pardonner de ce que vous estimez être un faux pas, ou une pensée mauvaise, malsaine. Nous ne sommes pas des Hommes pour rien. Si vous croyez que Dieu va apaiser vos souffrances, vos tergiversions, il n'en est rien. Vous ne pouvez avoir confiance qu'en vous, qu'en l'Homme. Mais est-ce bien raisonnable ?

    Raison, raison, l'Homme est-il vraiment rationnel ? Doit-il l'être ?
    Bonheur, bonheur, l'Homme est-il heureux ? Peut-il l'être ?
    Peureux, l'Homme l'est-il ? Peut-il en être autrement ?

    Il n'existe aucune réponse, si ce n'est vous. Vous êtes la réponse à vos questions, de toutes sortes. Peut-on l'accepter ? Doit-on ?

Par Estelle Mathieu - Publié dans : Créations
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Vendredi 22 décembre 2006

    Nombreuses sont les campagnes publicitaires qui mettent en scène un ou plusieurs enfants. Ce genre de spots existe depuis plusieurs années, mais l'enrichissement de ceux-ci avec la voix innocente fait un grand boom sur nos petits écrans. Pire que ça, les publicitaires mettent maintenant au centre de l'annonce un enfant, et les parents, au plan secondaire, sont pris pour des imbéciles. Trêve de conneries !

    Comment voulez-vous élever un gosse dans une atmosphère pareille ? Une fois, une gamine vente les mérites de la boîte multifonctions d'Orange. Une autre, c'est un jeune garçon qui persiste à dire qu'il n'y a pas d'âge pour avoir une voiture (et pas n'importe laquelle, qui plus est !). Puis petite fifille apprend à vieux papa récalcitrant que le lait Lactel est bon pour sa santé en perdition. Et le clou du spectacle, le nourrisson fait la morale à papounet sur le chauffage. Après cela, on accuse les parents de créer une génération d'enfants-rois ! En attendant, c'est notre chère télévision qui apprend aux enfants à exiger des adultes tout ce qu'ils devraient avoir, c'est-à-dire tout ce qui passe sur l'écran.

    Depuis que les adultes sont de moins en moins sensibles à la publicité, ou plutôt depuis que la consommation est en chute libre, les annonceurs font preuve d'une grande imagination. Étant donné que la population ne veut plus consommer à tout va, ils emploient les grands moyens. Quoi de plus efficace pour relancer la consommation, que de passer par un intermédiaire ? Qui plus est, un enfant, a qui on a du mal à dire non, de peur de le frustrer ? Rien. Évidemment, les publicitaires ont trouvé le bon filon, et ils ne manquent pas de l'exploiter. Comment expliquer à votre progéniture de 4 ans que ce que raconte la télévision, c'est du pipo ? Pas évident. Certains comprennent, tant bien que mal, mais se laissent avoir illico presto dès qu'ils ré-appuient sur le bouton d'allumage.

    Si la déontologie existait dans le monde de la pub, alors les annonceurs d'aujourd'hui seraient en faute grave.

Par Estelle Mathieu - Publié dans : Publicité & consommation
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Jeudi 21 décembre 2006

    Il grimpait rapidement, sur ces branches aériennes, comme un véritable singe. Le peuple, sous-jacent, l’observait avec admiration. Pas un bruit de foule, juste le bruissement des feuilles agitées par le passage de l’enfant équilibriste. Son spectacle d’affirmation était d’une beauté extraordinaire. Toujours plus haut, vers le ciel, comme un oisillon apprend à s’envoler, il monte sans difficulté. Les hommes, en dessous, s’étaient relevés d’admiration. Une fois arrivé en haut, le petit oiseau se perche. Au bout de quelques minutes, la foule s’inquiète. Redescendra-t-il ?

    Quelques jours auparavant, l’enfant apprenait juste à marcher. Personne alors ne soupçonnait qu’il pourrait, lui, petit être, grimper avec tant d’agilité sur le seul arbre de la région. Personne, ici, ne pourrait effectuer une telle performance physique. Mais, prise de stupeur lorsque l’enfant toucha la cime, la foule avait le souffle court, les yeux rivés sur lui qui, à cet instant, s’engagea sur la voie de la mystification. En quelques secondes, sa condition changea. En quelques jours, tout le monde l’adorait. En quelques mois, il était déifié. Car il n’était toujours pas descendu. N’avait-il pas affirmé, avant de s’envoler, que s’il arrivait au sommet de l’arbre, il ne le quitterait plus ? Ne l’avait-on pas, alors, pris au sérieux ? Qui peut être plus sérieux qu’un enfant ? Auparavant, cet arbre éveillait les craintes de la hauteur, de la puissance. Désormais, le seul arbre visible à des lieues à la ronde était le site consacré d’un peuple entier. L’enfant a pris possession de sa force en faisant de l’unique arbre sa conquête, sa maison, son symbole.

    Il était seul, subsistait des offrandes du peuple, perché sur sa branche, il avait fait son nid. Personne ne le rejoignit. Pourtant, il était comme les autres, aussi capable. Enfermé dans son mythe, il ne pouvait redescendre de sa cime au statut d’homme esseulé qu’il était véritablement. Il ne pouvait, maintenant engagé depuis de nombreuses années dans l’enchevêtrement des croyances et de la religion, donner au peuple entier le désespoir qui l’emplissait. Chaque jour devenait une torture. Voir ces gens s’agiter sous ses pieds le hantait. Le bonheur de fouler la terre, courir dans les hautes herbes séchées par le brûlant soleil lui manquait terriblement. Au fil du temps, lassé de sa vision dévastatrice de l’univers, il creusa le cœur de l’arbre. Au bout de quelques jours, il disparût dans le tronc, soulagé de l’étrange lumière solaire.

    Jamais il ne revit le ciel, ni son peuple, mais rien ne le chagrinait plus que cette magnifique Terre. Celle qu’il observait tous les jours, toutes les nuits, oppressé par le silence cérémonieux qui entourait son existence. Maintenant, il vit en Terre. Gaïa notre puissance, il la ressent en lui, mais il ne la regardera plus jamais.

Par Estelle Mathieu - Publié dans : Créations
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Mardi 19 décembre 2006

   
        Lors de la création de l'Union Européenne (ou plutôt de son ancêtre, la CECA, puis la CEE), on a défini les frontières de l'Europe ainsi : au sud, la mer Méditerranée, à l'ouest, l'océan Atlantique, au nord la mer du nord, et à l'est, l'Oural. Mais la question n'était pas primordiale à l'époque. Puis les adhésions se sont succédées, et nous sommes maintenant 27 (on peut le dire, ce sera le cas dans moins de deux semaines !). Désormais, l'Union Européenne se rapproche des frontières de l'Europe géographique stricte, et ne sait plus vraiment où s'arrêter. Certains pays, hors de l'Europe, souhaiteraient entrer dans l'UE. La Turquie est première sur la liste, et certainement la plus à même d'y parvenir.


Turquie ou non ?

   

     La question est redondante ces dernières semaines, avec la perspective de l'élargissement à la Roumanie et la Bulgarie. Avec ces deux nouveaux entrants, nous allons (enfin !) relier la Grèce au reste de l'Union Européenne. Mais une frontière plus franche se forme aussi avec la Turquie.

       La Turquie est-elle dans l'Europe (géographique) ou dans le Moyen-Orient ? Cette interrogation est insolvable. Istanbul, qui est une des plus grandes villes de Turquie, se trouve bien en Europe, mais 95 % du territoire reste au Moyen-Orient. Mais cette question n'est qu'un subterfuge. En fait, savoir si la Turquie fait ou non partie du Moyen-Orient n'avancera pas le débat. Chypre, qui est entrée dans l'Union en 2004, est une île très proche du Moyen-Orient, et même, très certainement, fait partie de cette région. Pourtant, nous l'avons acceptée. C'est l'histoire commune de Chypre et des pays de l'Union qui a primé. Alors qu'en est-il de l'histoire turque ?

        Le monde turc a été (et est toujours !) très présent en Europe, principalement alors que l'empire Ottoman s'étendait sur les Balkans, qui sont en phase d'entrer entièrement dans l'UE. De nombreux échanges commerciaux ont été établis entre les pays de l'Union et la Turquie, notamment puisqu'elle est un passage obligatoire pour accéder au monde oriental.


Pourquoi refuser un pays qui est intimement lié à l'Europe d'aujourd'hui ?

   
        La raison est stratégique. Qui dit stratégie, parle des États-Unis, incontournables sur la scène internationale. En plus d'être liée à l'Europe, la Turquie l'est avec les USA. Ces derniers appuient d'ailleurs fortement sa candidature à l'Union Européenne, afin de prendre pied dans les institutions de Bruxelles. Les Étasuniens ont déjà plusieurs collaborateurs au sein de l'Union, et pas des moindres : la Grande-Bretagne, par exemple, mais aussi plusieurs pays de l'Est, bien que leur fidélité soit encore à prouver.

        Alors les derniers ralentissements dans la procédure d'adhésion de la Turquie ne sont pas une surprise. L'Union Européenne avait l'ambition de créer un nouveau poids contre les États-Unis, et elle paie aujourd'hui les adhésions irresponsables qu'elle a autorisées. Comme la Grande Bretagne, qui, tout sourire à Bruxelles, refuse sans conditions la monnaie unique, défend son grand ami étasunien et milite même à ses côtés pour des questions internationales. Quitte à prendre le contre-pied de l'UE, qui n'osera jamais la sanctionner pour son comportement rebelle mal venu. Par ailleurs, c'est la Grande Bretagne qui a obligé l'Union Européenne à faire entrer Chypre, dans un échange de procédés douteux. Ainsi, elle ouvert la porte à la Turquie, poussant l'Union Européenne à l'accepter, faute de motifs raisonnables contre ce fait, mais surtout la menant lentement vers une déstabilisation inexorable.

 

Par Estelle Mathieu - Publié dans : Europe
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